falling in love with words?!… – N.B. long post…:-)

comme disent les “cousins” québécois: tomber en amour avec les mots… 🙂 – amour virtuel” – piège, illusion ou cage?!… un simple essai afin de décrypter le roman “quand souffle le vent du nord…” – a simple essay to decode the novel “when the North wind blows…”(Gut gegen Nordwind… – Daniel Glattauer) – “virtual love” – trap, illusion or cage?!…

motto:”tout seul ou à deux, ceux qui vous aiment vraiment, traversent le mur de haut en bas, certains – main dans la main…”(Pink Floyd)

en voulant résilier un abonnement, Emma Rothner se trompe d’adresse et envoie un mail à un inconnu, un certain Leo Leike – sans se douter évidemment des conséquences de son geste… ce dernier, poliment, lui signale son erreur, Emma s’en excuse, et, peu à peu, un dialogue s’engage entre eux, par mail uniquement… au fil du temps, leur relation se tisse, s’étoffe, et ces 2 inconnus vont se mettre à éprouver l’un pour l’autre une certaine fascination… alors même qu’ils décident de ne rien révéler de leurs vies respectives, ils cherchent à deviner les secrets de l’autre, et de plus en plus attirés, dépendants, Emmi et Leo repoussent néanmoins le moment fatidique de leur rencontre… Emmi est mariée et Léo se remet difficilement d’un chagrin d’amour, mais un jour, en fin, ils décident de se donner R-V dans un café bondé de la ville, mais ils s’imposent une règle: reconnaître l’autre qu’ils n’ont pourtant jamais vu, avec interdiction formelle de lui parler… au fait, est-ce que la “réalité” virtuelle existe?!… oui, mais ce n’est pas la VIE, c’est un piège, une illusion ou une cage parce que:”les personnes réelles dépensent de l’argent réel pour profiter d’un monde virtuel…”(CBS)  

il y a maintenant un nouveau monde qui a accueilli des millions de membres ces dernières années… son nom est “2nd life”(2e vie!) et il est accessible via Internet: dans ce monde virtuel, chaque habitant est un avatar unique, une création imaginaire qui est généralement plus grande, plus forte, plus propre, et plus attrayante que la personne qui la contrôle devant l’écran… mais “2nd life” n’est pas un jeu, c’est une activité virtuelle alimentée par de vrais besoins et désirs… 🙂 et pour certains, quand la vie et l’amour sont moins que parfaits, l’évasion qu’il offre peut être plus séduisant que le monde réel et concret… mais parfois l’imagination ne vaut-elle pas mieux que la triste réalité?!…”Moi, la raison, les sentiments, les mains, les pieds, les yeux, le nez, les oreilles, la bouche, tout. Tout mon être veut vous rencontrer… Je pense beaucoup à vous, le matin, le midi, le soir, la nuit, entre-temps, à chaque fois un peu avant et un peu après – et aussi pendant.” Leur relation virtuelle et platonique est profonde, mais elle se résume aux mots écrits et lus:“Écrire, c’est comme embrasser, mais sans les lèvres. Écrire c’est embrasser avec l’esprit.” – Ils tombent amoureux de leurs portraits-robots réciproques via une analyse de leurs paroles…

“quand souffle le vent du nord” est le roman épistolaire du XXIè siècle sur le dialogue entre un homme et une femme “cachés” derrière leurs ordinateurs, protégés par un certain anonymat avec l’impression de maîtriser une part de liberté relative… peuvent-ils longtemps correspondre sans se rencontrer, comment va évoluer leur vie réelle par cette relation à distance?!… Lorsque les mails remplacent les lettres et les rencontres sont simplement virtuelles, le ton est moderne, léger, vif et percutant, les échanges sont tantôt tendres, tantôt drôles, parfois tristes, parfois optimistes, longs ou courts – selon l’humeur… être “dissimulés” derrière un écran permet à Léo et Emmi de se livrer sans faux-semblants, d’aller très loin dans la confidence… cet anonymat si confortable devra pourtant être levé tôt ou tard et ils usent de tous les stratagèmes pour reculer cette échéance… Il s’agit d’éviter la déception tant qu’ils sont devenus un écho l’un pour l’autre. Les 2 personnages et l’évolution de leurs sentiments, de leur relation, le manque qu’ils ressentent quand, par moments, leur dialogue s’interrompt et ils font croire à cette histoire dans l’air du temps… ce roman ressemble à une leçon de communication sur les sentiments et les émotions, sur l’amour et la fidélité, comment deviner la personnalité des gens via leurs écrits… car les mots et leurs effets peuvent avoir un énorme impact sur les choix et les décisions de la vie réelle…

au fait, les 2 craignent leur propre écho: leurs conversations se résument et se concentrent sur la “zone privée”, même s’ils évitent les détails de leurs relations réelles, mais de temps à autre, ils “dérivent” et en parlent… ils arrivent à se connaître tellement bien, comme 2 âmes-sœurs, même s’ils ne se sont jamais rencontrés… ils se découvrent une compatibilité de cœur, physique et psychique VIRTUELLE qui semble nettement plus forte que toute relation antérieure ou présente… pour Emmi, Léo est le prototype de l’homme idéal: sensible, drôle, maniant le verbe avec brio, il sait charmer en finesse et en simplicité. A la fin du livre, on a envie d’imiter Emmi et de se dire:”j’aimerais bien recevoir un mail de Léo…” Les mots de leurs dialogues sont extrêmement importants, les seuls moyens de mieux nous connaître à travers la communication: tout commence et se termine avec des mots… mais soyons lucides et réalistes: l’AMOUR ne pourra jamais être “consommé” dans les mots uniquement, on peut l’entretenir, le faire grandir, s’épanouir et même fleurir… 🙂

cette histoire virtuelle (me) rappelle les calligrammes d’Apollinaire, car les 2 personnages sont corps et âme de mots… Un calligramme est un poème dont la disposition graphique sur la page forme un dessin, généralement en rapport avec le sujet du texte, mais il arrive que la forme apporte un sens qui s’oppose au texte. Cela permet d’allier l’imagination visuelle à celle portée par les mots… ce roman a eu une suite:”La 7e vague”(Alle sieben Wellen) – après une longue absence de courrier, les 2 “amis virtuels” se retrouvent, s’échangent des messages à nouveau, et cherchent à se voir… mais ils ont leur propre vie réelle… décideront-ils de se rencontrer et jusqu’à où leur relation ira-t-elle?…

a few suggestive photos offered by “ahermin” – mille merci! 🙂

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motto:”all alone or in twos, the ones who really love you, walk up and down outside the wall, some – hand in hand…”(Pink Floyd)

wanting to cancel a subscription, Emma Rothner makes a mistake and sends an email to a wrong address of a stranger called Leo Leike – obviously not unaware of the consequences… he politely points out her error, Emma apologizes and, gradually, a dialogue starts between them, by email only… step by step, their relationship develops, grows, and these 2 strangers will begin to experience a certain fascination for each other… even after they have decided to reveal nothing of their real lives, they try to guess their mutual secrets… more and more attracted and dependent, Emmi and Leo still push away the fateful moment of their face-to-face meeting… Emmi is married and Leo is still recovering with difficulty from a heartache… one day, they eventually decide to meet in a crowded downtown café… but they both set a rule: just to recognize each other, even though they have never met, and it will be strictly forbidden to say a word… in fact, does virtual “reality” exist?… yes, but it’s not true LIFE, it’s a trap, an illusion or a cage as:”real people are spending real money to enjoy a virtual world.”(CBS) 🙂 This new world has welcomed millions of people these past years: its name is “2nd life” and it’s accessed through the Internet… 🙂

within this virtual world, each member is an entirely unique avatar, a fantasy creation that’s usually taller, stronger, fitter, and more attractive than the person controlling it on the other side of the screen… but “2nd life” isn’t a game, it’s a virtual activity fueled by real wants and desires… and for some, when life and love are less than perfect, the escape it offers can be more seductive than the real and concrete world… their conversations are reduced and focused on the “private area”, even if they avoid any details of their real relations, but occasionally, they “drift away” and do talk about themselves… they come to know each other so well and deeply like 2 soul mates, even though they’ve never met… they discover a VIRTUAL compatibility of heart, mind, and body that seems much stronger than any past or present relationship… isn’t imagination worth better sometimes than sad reality?!… she writes:”my whole being wants to meet you… reason, feelings, hands, feet, eyes, nose, ears, mouth, everything… I think a lot about you, morning, noon, evening, night, in the meantime, every time shortly before and shortly after – and also in between…” – their virtual and platonic relationship is deep, but it boils down to written and read words:”writing is like kissing, but without lips… writing is kissing with your spirit…” – they do fall in love with their own “robot-portraits” via a mutual analysis of their words…

“when the North wind blows” is the epistolary novel of the 21st century – a dialogue between a man and a woman “hidden” behind their computers, protected by a degree of anonymity with the impression(illusion?!) of controlling and sharing relative freedom… will they keep on emailing each other without meeting? how will their real life evolve during this long distance relationship?… whenever emails replace letters and meetings are merely virtual, the tone is modern, light, bright and punchy, their exchanges are sometimes tender, sometimes funny, sometimes sad, sometimes optimistic, long or short – depending on their mood… being “camouflaged” behind a screen allows Leo and Emmi to engage without pretense, to go very far into confidence… anonymity is so comfortable and will be raised – sooner or later, but they both use every trick to extend this deadline and to avoid any disappointment as they have become an echo for each other… the 2 characters and the evolution of their feelings, their relationship, whenever they miss each other, if their dialogue stops, they make us believe this modern story… this book sounds like a lesson of communication about feelings and emotions, love and loyalty, how to guess the personality of our fellows throughout their writings… because words and their effects can have a huge impact on the choices and decisions in real life…

in fact, both fear their own echo: for Emmi, Leo is the prototype of the ideal man: sensitive, funny, handling words with gusto, he knows how to be charming and refined… at the end of this novel, you may feel like Emmi saying to yourself:”I’d like to receive an email from Leo…” 🙂 the words of their dialogues are extremely important, because they are the only way to get to know ourselves by communicating: everything begins and ends with words… but let’s get real(istic): LOVE can never be “experienced” only by words, we can maintain it, make it grow, come into bloom and even shine… 🙂 this virtual story has reminded me Apollinaire’s calligrammes, because the 2 characters are “body and soul of words”… A calligramme is a poem, a word or a sentence whose graphic layout(calligraphy or handwriting) on the page is like a drawing, arranged in a way that creates a visual image… usually related to the topic of the text, but sometimes the shape brings a meaning which opposes the text… any image created by the words expresses visually what the word, or words, say. Guillaume Apollinaire has been a famous calligram writer and author of a book of poems called “Calligrammes”… this novel has been followed by “The 7th Wave”(Alle sieben Wellen) – after a long silence, the 2 “virtual pals” start exchanging notes again and try to meet… but they have their own real life… will they ever meet and what’s the limit of their relationship?…

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About Mél@nie

https://myvirtualplayground.wordpress.com/about/

Posted on 25 April 2014, in melanie. Bookmark the permalink. 30 Comments.

  1. I don’t search for love on the internet, nor in real life (because to stay in front of a computer is not real life) but that happened to me. I think it’s just something that in part happens and in part we let that happen. I’ve no girlfriend because usually the girls I meet don’t have dreams, and without dreams a person seems to me uninteresting. But one day, seeing a movie online, I talked with another person and was very interesting and, bingo!, she had dreams. She was so mature I thought she was at least 26 years old (and she thought in the beginning that I was 16 years old) but she’s barely 18 years old and I’m 31, of course it’s not much difference but I had a shadow of doubt if I couldn’t be interfering with her youth. She’s in the North of Ecuador while I’m in the South of Peru. It’s close enough to go there and my profession lets me work there. To know us in real life and decide if we can love our defects too as we do in internet. I don’t want a virtual girlfriend (although now I know that is possible in several levels) and we’ve been quite honest with us (photography, truth about our lives, goals, virtues, and specially defects and incompatibilities) in conversations that took at least more than six hours everyone of them several nights (and both of us don’t like to talk more than fifteen minutes with others). She left the internet for a pair of months and I know that could be a way to say good bye, but even thus it’s worth worlds meet her. Of course distance can make the love incomplete, incapable of fulfill its needs, but I think distance doesn’t make untrue a love. And I’m in love with your words 🙂

    • hola y gracias for your elaborated comment, FR… 🙂

      well, congrats for being reasonable: virtual “love” is NOT love, it’ll never replace the REAL one… as a “lion”, you just can’t imagine life without real & concrete love… 😉 we all come across interesting people on the WWW, we may have several things in common – usually called “affinités”, but I don’t think for a sec’ that one can fall in love with a person he/she’s never met face to face – “en chair et en os”, even though you’ve communicated and exchanged lots of “stuff”, to get to know each other… as for the teenager gal, I do have some doubts, too, ’cause… 13 year-age difference(she’s one generation younger!) does matter… 😉 speakin’ of long distance relationship(s), statistics are categorical and firm: love can’t resist and last more than 1-2 years max, if there are more than 6-700kms between the 2 lovers… but I do believe that if their feelings are true, strong, heartfelt and mutual, of course, they will do their best to be(to live) together asap… 🙂

      long story, very short: think it over and good luck! lemme know and keep me posted, por favor… amicales pensées, buenas noches y hasta luego! 🙂

      • I agree about her age, actually I know it happens that a young lady can believe that she’s in love with a more mature man, but it is more an attraction to the age (and we males usually don’t mature, we mostly just turn into older kids) I think and dream about this, that I wasn’t searching, a lot.

        I’ve met beautiful and intelligent ladies (but with her I’d feel an empty life), so I never knew one person like her, that just lives her freedom, so I don’t know what is going to happen, but at least meeting her is a source of happiness 🙂

        Buenas noches Mélanie, gracias por tu tiempo y tus palabras, hermosa dama de la ville rose 🙂

        • con amistad, FR – totalmente incondicional y desinteresado… wish you un amor real, sereno y de larga duración – recíproco, por supuesto y naturalmente! 🙂 buenas noches en “la cité blanche”, una gran semana y hasta proxima! 🙂

  2. E sì! Un bel post lungo, lungo. Lo leggerò con calma.

  3. Si parfois les mots pansent nos maux et les suintent, ils sont nos émaux, ils aiment hauts nos uni-vers, nous permettent de transpercer bien des vitraux… Merci de l’intérêt porté à mon blog, au passage un texte poétique d’un roumain mis en chanson par Arthur H….
    http://www.paroles-musique.com/paroles-Arthur_H-Prendre_Corps-lyrics,p119988

    Amitiés, Manuel

    • welcome et merci bcp, Manuel! j’aime bien tous les Higelins! 🙂 quel est le nom du roumain qui a écrit ce texte, stp?… vive la France(14 juillet “oblige”!), bonne soirée et amitiés toulousaines ensoleillées… 🙂

      • Le poète s’appelle Ghérasim Luca et son poème “prendre corps”. Sans jeu de mots, ton texte ne pouvait que me parler, puisque c’est comme cela que j’ai rencontré celle qui m’accompagne, une relation cyber-épistolaire qui nous a mis au cœur des choses… Belle journée…

  4. The thoughts and photographs were beautiful! I am sure that I will try to figure out the mystery one day!

  5. C’est certainement un livre à lire! Merci, Mélanie! Oui, je crois qu’on peut tomber amoureux avec les mots; car les mots ne sont pas des simples mots: ils sont les projections de l’esprit du quelqu’un. On tombe amoureux avec une âme qui se révèle, les mots sont seulement des instruments. Mais oui, ça peut être douloureux si on ne peut pas se contenter des mots, si on veut plus… Les histoires similaires sont toujours douloureuses… et elles restent pour toujours, comme quelqu’un disait: elle manquent de fin, d’une fin claire et nette, comme notre esprit la demande pour pouvoir continuer ailleurs, autrement… Merci encore, bisous! Et une bonne fin de semaine!

    • 🙂 absolument, “copila mea”! je suis d’accord avec toi: nous sommes tous “marqués” par des événements, des situations, des mots, etc du passé, mais nous avons le choix d’en faire le ménage(LOL!) et de garder en mémoire uniquement le côté constructif des choses… merci pour ton comment, bon dimanche et une semaine positive! 🙂

  6. În ultimă instanță, mi se pare extrem de trist… O dragoste neîmplinită fizic devine un supliciu și nu trece niciodată.

  7. 🙂 Hmmm schmunzelnd /mustacind, ma-ndrept a spune: Still one of my favourites… the book, I mean… A potrivit, la momentul potrivit… mi-a cazut in mana exact cand trebuia… desi… DESI am adunat din ea doar ce-mi parea relevant la momentul respectiv… a rezultat a fi… un gol de aer… o bula in care plutesti, simti… crezi, at least… ca simti… astepti, visezi… traiesti cu simturi imaginare… o poveste incredibila… si totusi… irealizabila (NU generalizez!)… So… I’ve lived it… once… tulburatoare…

    • 🙂 cum stiu-stii de ce “mustacesti”, nu voi “elabora”… ca si tine, refuz si evit orice fel de generalizare, caci exceptii (formidabile!) au existat si vor exista – atât în virtual, cât si-n viata reala… 🙂

  8. De multe ori am gândit că prietenia în virtual poate fi mult mai adevărată decât cea care se încheie în real şi la fel şi iubirea, dar există şi varianta nesincerităţii şi atunci ne ataşăm de o iluzie creată în mod voit de cineva care nu are nici una din calităţile pe care şi le-a asumat ca fiind reale. Imi plac romanele de tip epistolar fiindcă sentimentele sunt descrise cu o acurateţe pe care dialogul nu o poate reda în totalitate. Şi da, susţin ideea că se pot naşte prietenii minunate online şi uneori mult mai trainice şi de durată decât în cotidianul real. Un exemplu: ce exemplu mai potrivit pot da, decât pe tine Melanie, care, cel puţin în relaţia cu mine, ai întrecut prin atitudine orice cunoştinţă directă a mea. Un nou prilej să-ţi spun: MULŢUMESC MELANIE!

    • merci bcp, Aurore boréale! 🙂 comentariu’ tau mi-a reconfirmat ceea ce gândesc de multisor… iar ultimele-ti fraze mi-au mers direct la “casa sufletului”, adica: you did touch my heart… ❤ cu-aceleasi gânduri amicale si cu drag… o zi însorita si-un week-end formidabil! 🙂

  9. Bonsoir Mélanie

    J’aime beaucoup les photos de ton ami artiste.

    Le thème que tu abordes, celui de la communication «virtuelle» entre deux personnes, est fascinant en apparence, car on est à peu près sûrs qu’ils ne se rencontreront jamais, (enfin ils le pensent). Toutefois, étant un amateur de romans épistolaires, je crois que les «moyens classiques», lettres, messages envoyés par pigeons voyageurs, que sais-je encore, pouvaient permettre d’obtenir, dans un temps plus dilué, des «amitiés» aussi puissantes (j’aime bien le passage où tu évoques l’idée «d’âmes-sœurs». Mais il y a mieux encore. Je suis en train de relire «Les lettres à Sophie Volland» de mon ami Diderot. Ce qui me fascine, c’est que nous n’avons aucune lettre de Sophie et que, compte tenu du fait que ces deux êtres correspondaient par tout un réseau de complices, nous sommes obligés d’imaginer Sophie, à travers son ami… Ce que je veux dire, c’est que, quelle que soit l’époque et sa technologie, la même magie entoure une correspondance basée sur la sincérité la plus absolue, car c’est cela qui pour moi constitue un adorable mystère… Il faudrait penser aussi à l’effort que font les correspondants pour être clairs et limpides, se rendre attrayants. Il y a aussi de la fidélité et de la confiance absolue dans cette démarche-là et la croyance romantique avec laquelle on investit un autre cœur… So charming, no?

    Amitiés, Hervé

    • merci, Hervé! oui, les photos de mon ami sont superbes… comme toi, j’ai tjs aimé les romans épistolaires, même “les lettres de mon moulin”(Daudet) ou “les lettres persanes”(Montesquieu)… 🙂 tu as raison: quite charming, indeed… 🙂
      * * *
      bon samedi et un week-end serein! 🙂

  10. Oh! Quelle drôle de situation, en effet! Vive la simplicité de la vie hein! Bonne poursuite de ce vendredi à toi, Mélanie!

    • 🙂 merci, Colette! Daniel Glattauer s’est largement inspiré de la vie réelle – qui est souvent plus simple que nous le pensons, mais nous avons tous tendance à la rendre (plus) compliquée… 🙂

  11. An interesting question and not too far off from my real life! 😀

    Firstly, I feel virtual love is doomed for two reasons. 1) I could never have a long term relationship with someone I never met. 2) I think it’s quite dangerous to step so far away from reality on a “forever” basis. It makes me wonder what other ways this person has “left reality”. As game or sport, I think the concept has merit, but I would never role play relationships. Too much chance of losing yourself in the process. I would role play being a pilot, sailor or navigator or something like that. To be able to experience things that I might be too scared to do in real life such as sky diving could be interesting as well. All of you thoughts on the depth aspect of virtual love are spot on! People say way more about themselves when they think they will never meet. It would be hard to avoid “the meet” especially if I thought this relationship was “the one” but this person is already having an emotional infidelity so anything is possible.

    From personal experience… the meet is as exciting or more so, than the words. It’s the clash between fantasy and fiction and that “pinch me” moment that just doesn’t go away. But… once the meet occurs… if it really is “the one” continuing virtual love can be agonizing if you aren’t planning the next course of action. After our meet (which because of distance was a week long), Rick and I had already had a second meet arranged… two very long months later. We still chatted daily by IM or phone but it wasn’t the same as in person. Don’t get me wrong… it was still wonderful… but now I knew what he felt like and I missed his touch. Reality was better than fantasy. As the date for the second meet got closer, I actually got depressed a little because I started looking at long term. I knew that I could not do a long term, long distance relationship. It’s just not me. So, a week before our second date (this time I was flying to where he lived), I told him my thoughts on continuing a long term long distance relationship and I invited him to come live with me… and he accepted… and we’ve been together ever since. 😀 🙂 😀

    • Hi and thanx for your elaborated comment, Mrs P! I had read your love story and I did meet several happy couples who had stepped out of the virtual web… 🙂
      * * *
      I did/do appreciate your constant and interesting participation to my posts… my very best, long life together and respectful regards… P.S. remember: life can start at 50! 😉

  12. An intriguing situation! And I am not sure I would want to be in it.

    • 🙂 I understand your point, Miss G… the novel “Gut gegen Nordwind” – “when the North wind blows…” by Daniel Glattauer has been largely inspired from real life – which is often simpler than we think, but we all tend to make it (more) complicated… 🙂