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Iceland’s winter night and ships…

Winter night by Hannes Pétursson(Icelandic contemporary author)

Everything is peaceful outside,
the hot autumn winds are gone.
Among the bulrushes of a pond
a sad young fairy has frozen,
a moonbeam on her knee like a lost child…
* * *
Nuit d’hiver – Hannes Pétursson

Tout est calme dehors,
les vents chauds de l’automne sont passés.
Parmi les joncs d’un étang, une jeune fée triste
s’est figée, un rayon de lune sur son genou, tel un enfant égaré

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Ships… by Sigurður Pálsson(Icelandic contemporary author)

They float toward the unchanging horizon.
Floating, being carried away, drifting –
just flowing into the eternal circle.
Never sinking! If I had a blue sail-boat,
then, this very day I would shove off,
to be able to come back here soon…
* * *
Les navires… – Sigurður Pálsson

Ils flottent vers l’horizon immuable.
Flotter, être porté, dériver, juste
se jeter à l’intérieur du cercle éternel.
Jamais y sombrer! Si j’avais un voilier bleu,
alors, dès aujourd’hui, je repartirais loin,
afin de pouvoir revenir ici au plus vite

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Icelandic poetical prose…

Island melancholia by Gyrðir Elíasson

There are deep-cut valleys, narrow and untraveled. No grass grows here, only ashy gray moss, and strings of molten tin, streaming between black stones. It’s a misunderstanding: the sea has not been there since the beginning, it’s only salty tears…
* * *
La mélancolie de l’île – Gyrðir Elíasson

Il y a des vallées profondes, étroites et jamais traversées. L’herbe n’y pousse pas, seulement de la mousse grise cendrée, et des filets d’étain en fusion, s’écoulant entre des roches noires. C’est un malentendu: la mer n’a pas été là depuis le début, ce ne sont que des larmes salées…

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This is the land… by Einar Már Guðmundsson

where 2 continents correspond in their quest for silence and rock. Behold the glacier, how it pounds through the blue like a polar bear crossing the world. In the dream, a door opens and the darkness flows like tears through sleep. Here is the land where time drops like a newspaper through a letter-hole, but there is no subscriber, no space, only fathomless depths where the stars glitter. When we sink into the swamp of night, we drag ourselves up by the hair. The Milky Way is a street in a little hamlet, fate is a net that spreads over the houses, and we drink a toast with the deep ocean between us. The northern lights burn by the path.
* * *
Voici l’endroit… – Einar Már Guðmundsson

où 2 continents se mettent d’accord dans leur quête de silence et de roche. Voici le glacier qui s’écrase à travers le bleu comme un ours polaire traversant le monde. Dans le rêve, une porte s’ouvre et l’obscurité s’écoule comme des larmes pendant le sommeil. Voici l’endroit où le temps tombe comme un journal dans une boîte-à-lettres, mais il n’y a pas d’abonné, pas d’espace, juste des profondeurs insondables où les étoiles scintillent. Lorsque nous nous enfonçons dans le marécage de la nuit, nous nous traînons à la surface par les cheveux. La Voie Lactée n’est qu’une rue dans un petit hameau, le sort est un piège qui s’étale sur les maisons, et nous trinquons avec l’océan abyssal entre nous. Les aurores boréales brûlent le long du chemin.

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